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Le poste de Belle Epine est construit à 300 mètres d’altitude en rive gauche de la Meuse. Il surveille la voie ferrée qui mène à Sedan et il complète l’armement des intervalles entre les forts de Marre et de Vacherauville. Son armement est renforcé par deux batteries annexes. |
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L’armement du poste et des deux batteries annexes à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43200 cartouches
Cuirassements et casemates 2 observatoires bétonnés pour l’infanterie utilisés comme guérites blindées de rempart
Défense des fossés La défense des fossés s’effectue par 3 caponnières d’infanterie aux fusils.
Batterie d’artillerie annexe Est 9-2 et ouest 9-1 Les batteries désarmées sont utilisées comme batteries de renforcement.
Total 2 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du poste en 1914
La batterie d’artillerie 9-3 est armée de 4 canons de 155L sur affût SP
Aucun Abris de combat et abris cavernes
Aucun
Aucun
Magasin de secteur M7 de Marre ou de la Madeleine construit après 1890 à 1898 |
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Projets de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 573 000 Fr or · Construction d’un casernement bétonné de 100 places, de deux abris de rempart pour 40 hommes et remaniement des parapets d’infanterie · Installation d’un réseau de fils de fer, d’une tourelle de 75R 05 , de deux tourelles de mitrailleuses et d’un observatoire cuirassé.
Projet complémentaire de 1912 · Aucun projet après celui de 1900
Modernisations
· 1890-1900 Connexion au réseau de voie de 60 · 1900-1910 Installation d’un réseau de grilles défensives et de queues de cochon. · 1912 Installation de deux observatoires bétonnés · A la déclaration de guerre, l’ouvrage n’a pas reçu de grosse modernisation, il est resté dans son état d’origine. |
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En 1914, le poste de Belle-Epine est un ouvrage non-modernisé de première catégorie de la 6ème région. Il se compose de deux batteries de crête à hauts reliefs désarmées et d’un casernement pour le personnel, il est placé sur la crête topographique de la croupe Bois-Bourrus-Charny. Tous les revêtements sont en maçonnerie de moellons ordinaires, recouverts de 3 à 6 m de terre : ils ne sont pas à l’épreuve des projectiles explosifs Le flanquement des côtés de l’ouvrage est obtenu au moyen de fusils ou de mitrailleuses installées dans une petite caponnière double et 2 caponnières simples. L’ouvrage n’a été doté de réseau qu’à la mobilisation. |
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Equipement du poste et des deux batteries annexes en 1914 |
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Cette partie ci-dessous sur la bataille de Verdun est reprise d’après la monographie du Colonel Benoit (Adjoint au Général Ct le Génie de la 11ème armée) rédigée le 23 novembre 1917
Le poste de la mobilisation à février 1916 Sans artillerie, sans protection contre les obus explosifs, l’ouvrage de Belle-Epine n’est qu’un petit ouvrage d’infanterie qui pourrait n’avoir de valeur que comme observatoire. Il a d’ailleurs perdu, à ce point de vue, beaucoup d’importance, depuis la construction du fort de Vacherauville. Il n’a joué aucun rôle actif depuis la mobilisation. Au moment de l’attaque de Verdun (21 février 1916), il a été doté d’une garnison permanente, composée d’un peloton d’infanterie et de deux sections de mitrailleuses de position. Sa mission était de flanquer par ses feus d’infanterie le fort de Marre à 1.300 m vers l’ouest et le fort de Vacherauville à 900 m vers l’est. Le capitaine Le Cloirec du 25ème R.I. fut nommé commandant de l’ouvrage le 15 mai. Le lieutenant Varenne fut désigné en qualité de suppléant du 28 juillet 1916 au 18 avril 1917.
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Un observatoire bétonné faisant office de guérite de rempart installé en 1908 Cliché VAUBOURG Julie |
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L’arrière des chambrées des casernement du poste. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le magasin aux cartouches à coté du magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le poste après la Grande Guerre
Un entretien très léger sera effectué jusqu'au second conflit mondial, puis le poste tombera doucement dans l’oubli. Aujourd’hui, le poste est en bon état pour un ouvrage bombardé, il n’a pas trop souffert du temps. Propriété de l’armée qui a fermé les lieux. Son accès est interdit et dangereux |
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La chambre des lampes des ateliers de chargement. Cliché VAUBOURG Julie |



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Armement du poste et des deux batteries annexes et cuirassements installés entre 1885 et 1910 |



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Les traces des bombardements sur le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’intérieur d’une chambrée . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le magasin aux vivres. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement . Cliché VAUBOURG Julie |
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Une chambrée troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une galerie menant à un coffre d’escarpe de gorge . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une chambrée . Cliché VAUBOURG Cédric |





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La chambrée des sous officiers. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le vestibule du magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La chambrée des officiers. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La chambre du commandant du poste. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale entre les magasins à munitions et à poudre. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’accès aux chambres aux lampes des magasins à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une des deux portes du magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le poste de Belle Epine mi 1916. Collection Lionel PRACHT |
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Le poste de Belle Epine mi 1916. Collection Lionel PRACHT |
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Etat du poste pendant la première guerre mondiale d’après la monographie de l’ouvrage |
Bombardements de l’ouvrageDès le début de l’attaque de Verdun, l’ouvrage reçut d’assez nombreux projectiles de 77, 105, 130 et 150 qui bouleversèrent ses terrassements et détruisirent le mur d’escarpe nord sur presque toute sa longueur. Le 7 mai, à la suite de 25 coups de 150 et de 210 tombés sur l’ouvrage, des dégâts importants furent constatés aux terrassements et aux réseaux et réparés immédiatement. Le 6 juin, un bombardement assez violent fut dirigé sur toute la région de Belle-Epine : on compte près de 2.000 obus de tous calibres, entre autres de 150 et de 210. Il amena un nouveau bouleversement des parapets et du réseau, des dégradations aux entrées des abris des batteries, aux murs des caponnières et à la voûte des locaux des deux chambrées à l’extrémité gauche du casernement du poste. D’autres bombardements faits les 20-23 juin, avec des projectiles de 77, 105, 130 et même 150 et correspondant à une vive action d’artillerie ennemie sur la rive droite de la Meuse, n’aggravèrent pas ces dégâts d’une façon sensible. Mais les 10 et 11 juillet, jours où l’ennemi faisait une intense préparation d’artillerie sur la rive droite, furent envoyés sur l’ouvrage et ses abords des projectiles de 150 et de 210 qui firent des dégâts importants. Un obus de 210 pénétra en biais dans un talus, traverse la maçonnerie d’une gaine près des reins de la voûte et tomba à l’intérieur du local servant de dépôt de munitions de l’infanterie sans éclater. La trajectoire peu inclinée sur l’horizontale, suivie par ce projectile, semble indiquer qu’il a été tiré par un canon et non par un mortier. Un autre projectile de 210 a percé le mur de fond de la gaine des locaux d’habitation, près de la chambrée à l’extrémité gauche du casernement du poste, éclatant à l’intérieur même de la maçonnerie. Un autre a percé la voûte et le pieds droits séparant les deux chambrées à l’extrémité gauche du casernement, il a éclaté au sortir de la maçonnerie. Enfin, un autre a démoli le mur de façade de la cuisine. Quelques jours après (31 juillet), trois obus de 210 furent envoyés sur le fort, dont un fit sur la superstructure, au nord-est, un entonnoir de 4 à 5 m de diamètre et de 2 m de profondeur, ainsi que 15 obus de 150 dont deux tombèrent sur les terrassements et un sur l’entrée de la caponnière nord-est qu’il détériora assez sérieusement. Le lendemain, 5 nouveaux obus de 210 tombèrent sur le fort, deux dans le fossé nord-est, trois sur le talus entre la caponnière double et la caponnière simple de droite. Les dégâts furent réparés par les soins du commandant de l’ouvrage. Il en fut de même de ceux commis par les obus de 150 ou de 210 tombés sur le fort les 1er et 11 octobre, le 14 novembre, les 17 et 19 décembre, qui creusèrent quelques dégradations à la caponnière double, à l’entrée de la caponnière simple de droite, aux terrassements au-dessus des deux chambrées à droite de l’entrée. Il y eut encore par la suite quelques bombardements par obus de 105 ou 150 qui ne causèrent que des dégâts peu importants. L’activité ennemie diminua rapidement à partir du mois de mars 1917, et l’ouvrage ne reçut que peu de projectiles à partir d’avril. Jusqu’en juillet 1917, l’ouvrage qui n’a coûté que 400.000 francs, a reçu sur sa superstructure ou dans ses réseaux pour plus de 700.000 francs de projectiles…, et sa valeur n’est pas diminuée.
Travaux exécutés L’expérience ayant prouvé que les locaux non à l’épreuve solidement étayés étaient capables d’une assez grande résistance, on étaya le mieux possible les principaux locaux habités du fort. Mais, en prévision de bombardements plus violents ou faits avec des projectiles de très gros calibres, on creusa, sous le massif de l’ouvrage, des galeries de mines munies de plusieurs sorties, ayant sur le ciel une protection de 8,40 m de terre vierge, non compris la protection supplémentaire offerte par les casemates et les 5 ou 6 m de terre qui les recouvre. On relie ces galeries à l’extérieur au moyen d’un tunnel d’accès, aboutissant aux ruines de la maison affectée en temps de paix au gardien de batterie de l’ouvrage. Ce tunnel, de 120 m de long environ, à partir de la façade de la caserne, présente une protection d’environ 14 m de terre et rocaille argileuse au-dessus du ciel. Les issues de l’ouvrages sont équipées de chicanes en maçonnerie ou sacs de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades pour ralentir l’infanterie ennemie en cas d’attaque au dessus du poste. Fin 1917 début 1918, le réseau de galeries de 17 atteint une longueur de 659 mètres et une cloche Pamart à deux créneaux sera installée sur une traverse abri de la batterie annexe de gauche. Une deuxième cloche Pamart était prévue, mais les travaux ne seront jamais terminés. |
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Le poste de Belle Epine ou poste Brayer |


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Dates de construction Coût des travaux
Effectif en 1882 |
· 1883 - 1886 · 409 890 Frs · 2 officiers · 2 sous officiers · 160 hommes |
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Effectif maximum 1916, 80 hommes. 1917, 100 hommes. |
Armement du poste fin 1915 · Aucune pièce de rempart. |
Armement du poste en 1917 · Le poste est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée. · 1 Cloche Pamart à deux créneaux armée d’une mitrailleuse |
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Garnison normale prévue de l’ouvrage en 1914
· Infanterie : 2 officiers et 139 soldats · Artillerie : Aucun · Auxiliaires des places fortes : Aucun · Génie : 1 officier et 5 sapeurs · Télégraphie : 1 sapeur pour le réseau électrique · COA : Aucun · Service médicaux : Aucun · Gardien de batterie : Aucun Soit un effectif de 2 officiers et 146 soldats |
Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21mars 1905
· Infanterie : 1 officier et 61 soldats du 165ème RI · Artillerie : Aucun · Génie et services divers : Aucun Soit un effectif de 62 hommes |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches
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· Aucun · 164 places couchées · 9 tonnes · 1 magasin aux cartouches d’une capacité inconnue |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant · Pas de Boulangerie · L’eau est stockée dans une citerne Rouby de 555 m3 · Aucun pont d’entrée |
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Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Un appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire. · Avec le central à la citadelle de Verdun grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés |
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1885 |
1890 |
1908 |
1910 |
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Pièces de rempart du poste |
Aucune pièce de rempart |
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Cuirassements et casemates |
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2 observatoires bétonnés pour l’infanterie |
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Batteries annexes Est et ouest |
Désarmées |
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Défense des fossés |
La défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils |
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Nb de pièces |
8 |
4 |
4 |
0 |