|
Aujourd’hui, le fort est toujours propriété de l’armée, il est complètement fermé et son accès est interdit. |
|
Le fort de Génicourt est un fort avancé de la place de Verdun qui assure la liaison avec le rideau des Hauts de Meuse. Son emplacement se situe à 360 mètres d’altitude en rive droite de la Meuse au dessus du village de Génicourt. Sa mission est de surveiller la vallée de la Woëvre, celle de la Meuse et les intervalles entre les forts d’Haudainville et de Troyon. Son armement est complété par un ravelin équipé de 6 casemates à tir direct à la gorge de l’ouvrage. Le plan de ce fort et son architecture possèdent de grands points communs avec le celui de Troyon. |
|
L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 2 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce. 6 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce. 2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1900 approvisionnées de 43200 cartouches/section. 4 mortiers lisses de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce. 4 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.
Cuirassements et casemates 4 casemates à tir indirect du ravelin de gorge armées de 4 canons de 120 long approvisionnés à 700 coups/pièce.
Défense des fossés 1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce. 2 caponnières simples armées chacune d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’un canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups/pièce. 2 coffres de courtine d’escarpe armés d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’un canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups/pièce. 2 coffres de courtine d’escarpe armés chacun d’un canon de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce pour la défense des fossés du ravelin.
Total 38 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Aucune Ouvrages d’infanterie Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun |
|
Projet de modernisation
Projet de construction de 1895 · Construction d’un casernement bétonné, d’une entrée de guerre, de deux galeries qui relient les magasins sous roc au fort. Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus des trois caponnières. Coût des travaux du projet 445 000 Fr or.
Modernisations
· 1890 Construction de deux magasins sous roc creusés dans la contrescarpe du fossé de gorge du fort à une profondeur de 10 mètres · 1900 - 1910 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives au dessus du mur de contre-escarpe des trois caponnières de tête. |
|
Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1910 |
|
En 1914, le fort de Génicourt est un ouvrage avancé de première catégorie, de la 6ème région, peu modernisé. Il possède deux magasins sous roc à l’épreuve et son armement principal est placé à l’air libre. |
|
Equipement du fort en 1914 |
|
Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· 8 septembre 1914, le fort tire quelques coups sur des troupes allemandes dans le secteur d’Amblonville et de Mouilly. · Le 9 septembre 1914, le fort ouvre à nouveau le feu dans le secteur de Mouilly avant d’être bombardé par des obus de moyen calibre pendant une petite heure. · A partir du 10 au 12 septembre 1914, le fort flanque les abords du fort de Troyon, avant d’être bombardé à deux reprises pendant une petite heure. · Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front. · En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. · Mars 1916 - 1918, Suite à la bataille de Verdun, les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes en sacs de terre et en rondins, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1076 mètres est creusé sous l’ouvrage. La défense des abords est renforcée par les 6 premières cloches Pamart qui seront produites en 8 exemplaires. Elles ne possèdent qu’un créneau de tir et sont reliées au réseau de galeries de 17. Le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes. · Septembre 1916, installation de 2 nouvelles Cloches Pamart à deux créneaux sur les glacis pour la défense rapprochée. |
|
La galerie derrière les chambrées du casernement de troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
La rue des remparts. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Les casemates à tir indirect du ravelin de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Vue aérienne du fort de Génicourt le 23 mars 1917. Collection Lionel PRACHT |










|
L’entrée du fort au niveau du pont à effacement latéral du ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Le corps de garde du ravelin Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Les casemates d’artillerie à tir indirect du ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Les casemates d’artillerie du ravelin. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Les casemates d’artillerie du ravelin et l’accès au poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Le poste optique. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
L’accès au poste optique dans le ravelin. Cliché VAUBOURG Julie |
|
www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales |








|
Détail de l’architecture du fort Cliché VAUBOURG Julie |
|
Les restes du mécanisme du pont à bascule en dessous du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Le poste optique dans le ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Une des deux entrées d’accès au ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Les anciennes écuries aménagées en 1917 en usine électrique. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Les anciennes écuries aménagées en 1917 en usine électrique. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Une pièce près de la deuxième entrée du ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
Une pièce près de la deuxième entrée du ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
|
L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
|
Le fort de Génicourt ou fort Moskwa |
|
Photo allemande de l’entrée du fort en 1940. Collection Lionel PRACHT |



|
Les casemates du casernement officiers © VAUBOURG Cédric |
|
|
1879 |
1884 |
1905 |
1907 |
1910 |
|
Pièces de rempart du fort |
6 obusiers de 22 |
2 obusiers de 22 |
|||
|
Cuirassements et casemates |
4 casemates à tir indirect du fort armées de 4 obusiers de 24 de place 6 casemates à tir direct du Ravelin armées de |
4 casemates à tir indirect du fort désarmées 6 casemates à tir direct du Ravelin armées de 3 canons de 120 long et de |
4 casemates à tir indirect du fort désarmées 6 casemates à tir direct du ravelin de gorge armées |
||
|
Défense des fossés |
|||||
|
Nb de pièces |
54 |
41 |
39 |
39 |
38 |
|
Dates de construction Coût des travaux en 1882
Effectif 725 hommes |
· Mars 1878 – Décembre 1880 · 2 000 000 Fr or
· 21 officiers · 32 sous-officiers · 672 soldats · 1 infirmerie pour 70 malades · 1 écurie pour 10 chevaux |
|
Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de rempart · 4 caponnières et 4 coffres de courtine armés de 6 canons révolver et 8 canons de 12 culasse avec leurs munitions. |
Armement du fort fin 1917 · Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée · 4 caponnières et 4 coffres de courtine armés de 6 canons révolver et 8 canons de 12 culasse avec leurs munitions. · 6 cloches Pamart à 1 créneau armées d’une mitrailleuses et 2 cloches Pamart à deux créneaux armées d’une mitrailleuses. |
|
Garnison normale prévue au fort en 1914
· Infanterie : 4 officiers et 217 soldats · Artillerie : 2 officiers, 18 sous-officiers et 132 soldats · Auxiliaires des places fortes : 68 hommes · Génie : 1 officier, 4 sous officiers et 26 sapeurs · Télégraphie : 3 sapeurs pour le réseau et 5 sapeurs pour le réseau optique · COA : 3 officiers et 7 hommes · Service médicaux : 1 médecin et 3 infirmier · Gardien de batterie : 1 homme · Soit un effectif de 8 officiers et 490 soldats |
Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21 mars 1905
· Infanterie : 3 officiers et 197 soldats du 165ème RI · Artillerie : 2 officiers et 78 soldats du 5ème régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers : 1 télégraphiste Soit un effectif de 281 hommes |
|
Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches
|
· Aucun · 715 places couchées · 130 tonnes de poudre noire · 704000 cartouches |
|
· 1 à 3 cuisinières de marque François Vaillant · 2 fours de 300 rations chacun · 1 citerne de 550 m3 · 1 pont à effacement latéral + 1 pont levis à bascule en dessous |
|
|
Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Avec le fort de Dugny et celui de Troyon · Le central à la citadelle de Verdun et le fort de Troyon grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 ou une boîte de forteresse · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort et oxyacétyléniques pour les fossés. |