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L’ouvrage de Charny est un ouvrage intermédiaire construit au bord de la rive gauche de la Meuse à 230 mètres d’altitude, à la place de l’ouvrage d’infanterie N de Charny . Il surveille les intervalles entre le fort de Vacherauville et l’ouvrage de Froideterre. |
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L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43200 cartouches
Cuirassements et casemates 1 tourelle de mitrailleuses GF4 armée de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches. Elle possède une mitrailleuse de rechange. 1 casemate de Bourges armée de 2 pièces de 75 sur affût de casemate approvisionnée à 500 coups/pièce, possédant un tube de rechange. 1 observatoire cuirassé de commandement
Défense des fossés La défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils ou à la mitrailleuse. Le fossé de gorge est défendu par deux coffres d’escarpe armés chacun d’1 canon de 12 culasse approvisionné de 150 coups et d’1 canon revolver approvisionné de 1800 coups.
Total 10 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité de l’ouvrage en 1914
La batterie d’artillerie 1-1 est armée de 4 canons de 120 long La batterie d’artillerie 1-2 est une batterie de renforcement non armée La batterie d’artillerie 1-3 est armée de 4 canons de 90 sur affût de campagne
Aucun
Abris de combat et abris cavernes Aucun
Aucun
Aucun |
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Projet de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 414 000 Frs · Construction d’un ouvrage possédant un casernement de 100 places, un abri de rempart, une casemate de Bourges, un observatoire cuirassé et une tourelle de mitrailleuses GF4 . Le tout entouré par un réseaux de grilles défensives et de queues de cochon.
Projet complémentaire de 1908 · Aucun
Modernisations
· 1902-1904 Construction de l’ouvrage équipé d’une casemate de Bourges qui flanque les intervalles vers l’ouvrage de Froideterre et d’un casernement bétonné équipé de deux coffres de courtine qui protègent le fossé de gorge. Coût des travaux 802 972 Fr · 1902-1904 Connexion au réseau de voie de 60 et mise en place d’un réseau de grilles défensives et de queues de cochon · 1903-1904 Installation d’un observatoire cuirassé et d’une tourelle de mitrailleuses qui sera prête à tirer le 30 septembre 1904 Coût des travaux 101 000 Frs · 1908-1914 Installation d’une ventilation manuelle pour les casernements. |
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En 1914, l’ouvrage intermédiaire de Charny est un ouvrage modernisé de première catégorie de la 6ème région qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous tourelle cuirassée et casemate bétonnée. |
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Equipement de l’ouvrage en 1914 |
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Photo allemande de l’entrée de l’ouvrage en 1940. Collection particulière |
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L’entrée de l’ouvrage Cliché Jean Luc Kaluzko |
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Les traces sur le plafond d’un obus de 420 dans la casemate de Bourges . Cliché Jean-Luc KALUZKO |
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Le passage couvert de la galerie principale. Cliché Jean Luc Kaluzko |
L’ouvrage après la Grande GuerrePendant l'entre deux guerre, l’ouvrage sera entretenu pour le maintenir en état de conservation A la fin de la seconde guerre mondiale en 1944, les allemands feront sauter les cuirassements sous l’organisation Todd mais ils n’auront pas le temps de les ferrailler, ce qui détruira totalement l’observatoire cuirassé et la tourelle de mitrailleuses. Aujourd’hui, l’ouvrage appartient à un propriétaire qui vit à l’intérieur. Son accès est interdit. |
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Les restes de la tourelle de mitrailleuses endommagée volontairement vers 1944. Cliché Jean Luc Kaluzko |
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Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1908 et 1910 |





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Vue aérienne de l’ouvrage Cliché Jean Luc Kaluzko |
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L’ouvrage N de Charny |
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Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale d’après la monographie de 1917 |
Bombardement du de l'ouvrageDès le 25 février 1916, l’ouvrage de Charny fut soumis à des bombardements presque quotidiens, quoique généralement peu intenses, sauf dans les derniers jours de février, où le nombre de projectiles reçus fut assez considérable. Ce fut pendant cette période qu’un obus de 420 tomba sur la casemate de Bourges, près d’un piédroit ; il détermina sur la partie inférieure de la dalle un fléchissement presque insensible, les dernières couches de béton paraissant intactes. Ce fut le seul coup de 420 reçu par l’ouvrage. Les jours où le bombardement fut le plus violent ou causa des dégâts appréciables furent : Le 29 mai, où des obus d’un calibre au moins égal à 210 tombèrent en assez grande quantité ; Le 17 juin, où un obus de 210 écorna l’entrée bétonnée de la tourelle de mitrailleuses ; Les 21-22 juin, où l’ouvrage reçut de nombreux obus lacrymogènes, et où le bombardement par projectiles de 150 et 210 fut particulièrement violent ; Le 11 juillet, où le fort fut soumis à un bombardement lent et continu ; Le 2 août, où des obus de 150 et 210 ébréchèrent légèrement le béton de l’observatoire cuirassé; Le 20 août, où un obus de 150 tomba, sans faire de dégât sur la calotte de la tourelle de mitrailleuses; Le 11 décembre, où le bombardement par projectiles de 210 fut intense pendant 4 heures; Le 22 février 1917, où le fort reçut des obus asphyxiants.
Etat de l'ouvrage fin 1917Malgré le nombre assez considérable de projectiles envoyés sur l’ouvrage, les dégâts n’ont pas eu une très grande importance. Cela s’explique par le calibre relativement faible des obus reçus par le fort : la grande majorité était en effet des calibres de 77, 105 et 130. Les entonnoirs produits dans les terrassements furent d’ailleurs recomblés chaque jour, les brèches faites dans les réseaux furent de même réparées sans retard ; la casemate de Bourges fut solidement étayée. Aussi, à part quelques éraflures sur les façades, l’ouvrage est-il encore en bon état.
Travaux exécutés dans l'ouvrage pendant la bataille de VerdunComme dans les autres forts de la région de Verdun, on créa à partir du mois de mai 1916 des galeries souterraines profondément enterrées pour permettre à la garnison de se mettre à l’abri en cas de bombardement par obus de gros calibres. Ces galeries communiquant avec la caserne bétonnée et ayant des sorties sur la superstructure, dans les abris de rempart bétonnés, permettant d’accéder, à l’abri des projectiles des plus gros calibres, à la tourelle de mitrailleuses, à la casemate de Bourges ainsi qu’à un emplacement de mitrailleuses créé à l’est de l’ouvrage et à 130 m du réseau, destiné à battre la vallée de la Meuse et les débouchés des villages de Charny et de Bras. En outre, pour arriver au fort sans danger, ces galeries ont été reliées à un tunnel de 27 m de longueur totale, débouchant sur le chemin d’accès au fort. les issues et les entrées de l’ouvrage se voient équipées de chicanes en maçonnerie ou sac de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades afin de défendre l’ouvrage si l’ennemi réussit à investir les dessus. Pour alimenter le fort en eau potable, un puits de 31 m de profondeur au-dessous du sol des galeries a été créé et donne une eau en quantité suffisante pour les besoins de la garnison de l’ouvrage. Enfin le réseau de fil de fer du temps de paix, remis en état, a été doublé par un réseau bas distant d’environ 20 m en moyenne et qui a lui même 6 m d’épaisseur. Après tous ces travaux, l’ouvrage de Charny possède en automne 1917, une force de résistance bien supérieure à celle qu’il avait au début de la mobilisation ou lors de l’attaque de Verdun. Début1918, l’ouvrage est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux et des galeries grâce à des groupes électrogènes. L’abri caverne des galeries de 17 est pressurisés afin de protéger les soldats des gaz de combat. La machine de filtration sera installée dans un réduit anti-gaz. Le réseau de galeries de 17 atteindra 1223 mètres de long. |
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Cette partie ci-dessous sur la bataille de Verdun est reprise d’après la monographie du Colonel Benoit (Adjoint au Général Ct le Génie de la 11ème armée) rédigée le 23 novembre 1917
L’ouvrage avant la bataille de Verdun En parfait état au moment de la mobilisation, il n’a eu aucun rôle à jouer jusqu’au moment de l’attaque sur Verdun. Dans les derniers mois de 1915, la casemate de Bourges de l’ouvrage avait été désarmée et les dispositions nécessaires avaient été prises pour détruire ses organes importants, au cas où il aurait fallu l’abandonner.
Occupation de l'ouvrage pendant l’attaque de VerdunLa garnison du fort fut portée, dans les derniers jours de février 1916, à 1/2 compagnie d’infanterie et 26 canonniers. Par la suite le 20 avril, elle fut augmentée de 2 sections de mitrailleuses de position. Outre les quatre mitrailleuses appartenant à ces sections, l’ouvrage reçut, comme dotation propre, 4 autres mitrailleuses. On réarma la casemate de Bourges, et un 1er canon de 75 y fut installé le 22 mars 1916. D’après la consigne du fort, en date du 5 avril 1916, l’ouvrage devait être défendu par tous les moyens et tenu à tout prix. la casemate de Bourges ne devait tirer que dans le cas d’une attaque ennemie et sur l’ordre du général commandant le secteur de défense. Le rôle de cette casemate fut d’ailleurs précisé le 10 juillet 1916 par le général commandant l’Armée : ses canons devaient flanquer Froideterre, battre les ravins entre Froideterre et la Côte du Poivre et entre Froideterre et St-Michel, et enfin participer à la défense de l’ouvrage par un tir à mitraille. Le capitaine Costeur du 78ème R.I., blessé grièvement au commencement de la campagne et incomplètement guéri, prit le commandement de l’ouvrage. Il ne le quitta, sur sa demande, en mai 1917, dès qu’il se crut suffisamment résistant pour commander une compagnie sur le front. |

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Dates de construction Coût des travaux en 1914
Effectif |
· 1887 - 1888 · 71 922 Frs
· 100 hommes |
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Armement de l’ouvrage fin 1915 · Aucune pièce de rempart · 2 coffres de courtine armés par 2 canons de 12 culasse et 2 canons revolver avec leurs munitions · 1 casemate de Bourges désarmée sans munition · 1 tourelle de mitrailleuses armée |
Armement de l’ouvrage en 1917 · L’ouvrage est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée · 2 coffres de courtine armés par 2 canons de 12 culasse et 2 canons revolver avec leurs munitions · 1 casemate de Bourges armée et réapprovisionnée en munitions · 1 tourelle de mitrailleuses armée et réapprovisionnée en munitions |
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Garnison normale prévue de l’ouvrage en 1914
· Infanterie : 1 officier et 147 soldats · Artillerie : 3 sous-officiers et 14 soldats · Auxiliaires des places fortes : 13 hommes · Génie : 1 officier et 5 sapeurs · Télégraphie : 2 sapeurs pour le réseau électrique · COA : 1 Homme · Service médicaux : Aucun · Gardien de batterie : Aucun Soit un effectif de 2 officiers et 186 soldats |
Répartition de la garnison en 1914 à la première heure renforcée par l’article 40 de la loi du 21mars 1905
· Infanterie : 20 soldats du 165ème RI · Artillerie : 75 soldats du 5 ème régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers: 26 auxiliaires de place forte Soit un effectif de 121 hommes |
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Coût des travaux en 1914 Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches
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· 995 000 Frs · 100 places couchées et 37 places assises · Aucun · Aucun · 1 magasin à l'épreuve à la casemate de Bourges |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant · Pas de Boulangerie · L’eau est stockée dans deux citernes en béton d’une contenance total de 103 m3 · Aucun pont d’entrée |
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Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Un appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire. · Avec le central à la citadelle de Verdun grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907 · Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles . |
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1904 à 1908 |
1910 |
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Pièces de rempart de l’ouvrage |
Aucune pièce de rempart |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
La défense des fossés s’effectue depuis le parapet d’infanterie aux fusils Le fossé de gorge est défendu par 2 canons de 12 culasse et 2 canons revolver |
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Nb de pièces |
8 |
10 |