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L’ouvrage de la Côte d’Essert est construit à l’ouest de la place de Belfort, à 460 mètres d’altitude à la place d’une ancienne batterie d’artillerie à haut relief. Cette batterie en terre possédait trois traverses pleines, quatre plateformes de tir et un blockhaus en bois identique à celui du réduit du Bosmont. Rapidement, cette petite batterie est jugée trop vulnérable. Il faudra attendre quelques années, après la crise de l’obus torpille, malgré différents projets, pour voir sortir de terre un nouvel ouvrage mieux adapté pour contrôler le secteur. Sa mission est de surveiller la plaine de Châlonvillars, la route venant de Lure et les intervalles entre les forts du Salbert et du Mont Vaudois. Il interdit aussi les abords de ces ouvrages qui échappent aux vues de ces deux forts, à cause de la raideur des pentes des collines où ils sont placés. En cas de chute du fort du Mont-Vaudois, il appuie les positions avancées en croisant ses feux avec l’ouvrage du Bas du Mont. L’ouvrage de la côte d’Essert est l’un des premiers ouvrages intermédiaires modernes, entièrement creusé sous-roc, ce qui lui permet de résister aux nouveaux obus. Son casernement ressemble beaucoup aux chambrées des abris-cavernes de la place.
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L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de l’ouvrage 4 canons de 120 L sur affût SP approvisionnés à 700 coups/pièce. 4 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.
Cuirassements et casemates Aucun
Défense des fossés Coffre double de contrescarpe au saillant 2 armé de 2 canons révolver de 40 mm approvisionnés à 1800 coups/pièce. Coffre simple de contrescarpe au saillant 3 armé d’1 canon révolver de 40 mm approvisionnés à 1800 coups. Coffre double de gorge armé de 2 canons révolver de 40 mm approvisionnés à 1800 coups/pièce.
Total 13 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité de l’ouvrage en 1914
Batteries d’artillerie armées Aucune
Batteries d’artillerie désarmées de mobilisation Batterie N° 3 est placée à 400 mètres au nord-ouest d’Essert, elle est prévue pour 4 canons de 120 Long sur affût SP Batterie N° 4 est placée au sommet du petit Salbert, elle est prévue pour 4 canons de 120 Long sur affût SP
Ouvrage de Bas du Mont est un ouvrage terrassé construit de 1891à 1892 qui se compose de plusieurs tranchées et de 88 places couchées sous abris en charpente.
Abris de combat et abris cavernes Aucun
Aucun
Le magasin de secteur d’Urcerey est construit de 1890 à 1891, il possède une capacité de 38 tonnes de poudre noire
Aucun |
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Projets de modernisation
Projet de 1884 Coût des travaux 450 000 Frs · Projet de construction d’un ouvrage du type batterie intermédiaire de forme triangulaire, à la place de la batterie d’artillerie de la Côte-d’Essert. Il aurait dû posséder un casernement pour 3 officiers et 150 hommes avec comme équipement une infirmerie, une cuisine, une boulangerie et un magasin à poudre, un magasin aux cartouches, des fossés flanqués par deux caponnières simples et une caponnière double.
Projet de mai 1885 Coût des travaux 850 000 Frs · Nouveau projet de construction d’un ouvrage du type batterie intermédiaire avec une garnison de 5 officiers, 20 sous-officiers et 240 soldats. Il possède les mêmes équipements que le projet de 1884, avec un magasin à poudre d'une capacité de 43 tonnes de poudre noire.
Projet de novembre 1885 Coût des travaux 650 000 Frs · Dernier projet de construction d’un ouvrage du type batterie intermédiaire pour une garnison de 5 officiers, 12 sous-officiers et 248 soldats. Il possède les mêmes équipements que le projet de 1885, avec un magasin à poudre d’une capacité de 41 tonnes de poudre noire.
Programme 1900 Coût des travaux 311 000 Frs · Modernisation de l’ouvrage avec l’installation d’un observatoire cuirassé, d’une tourelle de 75 R 05 et de 2 guérites blindées.
Projet de 1914 · Construction dans l’ouvrage d’une boulangerie à l’épreuve.
Modernisations
· 1890 Démontage de la batterie d’artillerie de la Côte-d’Essert et début des travaux de construction de l’ouvrage · 1890-1900 Connexion au réseau de télégraphie électrique. · 1894 Assainissement du magasin aux vivres. · 1896 Réparation d’un éboulement survenu en 1895 sur la contrescarpe du fossé de tête entre les deux coffres de contrescarpe.
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En 1914, l’ouvrage de la côte d’Essert est un ouvrage entièrement construit à l’épreuve, de première ligne. Il ne recevra pas de modernisation majeure depuis sa construction. Son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement de l’ouvrage en 1914 |
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L’entrée extérieure au niveau du ravelin de l’ouvrage. ©VAUBOURG Julie |
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Les dessus de l’ouvrage avec ses traverses abri bétonnées et ses plateformes de tir. ©VAUBOURG Cédric |
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L’escalier d’accès au coffre simple du saillant 3. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une chambrée pour 52 hommes de troupe. © VAUBOURG Julie |
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L’abri de rempart menant au coffre simple du saillant 3 ©VAUBOURG Cédric |
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Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1892 et 1912 |
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Pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’ouvrage sera complètement ferraillé sous l’organisation Todt comme les autres ouvrages de la place. Aujourd'hui, le fort appartient à la commune d’Essert. Il est géré par une association de restauration qui l’ouvre parfois aux visites à la belle saison.
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L’entrée de l’ouvrage de la Côte d’Essert en fond de fossé et le coffre de flanquement du côté droit. ©VAUBOURG Cédric |
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La galerie d’accès au coffre double de contrescarpe. ©VAUBOURG Cédric |
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Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale
Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les munitions pouvant aller sur le front. En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. En 1917, l’ouvrage est réorganisé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. |
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La première chambre de tir du coffre double. ©VAUBOURG Cédric |
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L’ouvrage de la Côte-d’Essert |



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Un passage couvert près du puits de l’ouvrage. © VAUBOURG Julie |











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L’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le passage du ravelin. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie principale de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Julie |
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La date de construction au dessus du passage du ravelin. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie principale du ravelin. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une galerie des casernements. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le fossé de gorge derrière le ravelin. Cliché VAUBOURG Julie |
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Dates de construction de la batterie Effectif de la batterie
Dates de construction de l’ouvrage Coût des travaux prévus en 1890
Effectif de l’ouvrage 126 hommes |
· Début 1877 au 31 décembre 1877 · Aucun
· 1890-1892 · 585 900 Frs
· 6 officiers · 12 sous-officiers · 108 soldats |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasins à poudre Capacité du magasin aux cartouches
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· 126 places couchées et 104 places assises · Aucun · 8 tonnes de poudre noire · 1600 coups de 120 en 1892 |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant · Pas de boulangerie, le pain provient de la place · 1 puits d’un débit de 3m³ par jour · 1 pont levis à bascule en dessous à l'intérieur de la galerie de l’entrée |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le central militaire au Château grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse · Lampes à pétrole ou à bougies pour l’intérieur de l’ouvrage · 7 quinquets de 7 lignes avec suspension et éjecteur. · 31 cages à applique à serrure · 4 cages à applique sans serrure · 2 chandeliers en cuivre · 7 lanternes portatives avec bec de 7 lignes |
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1892 |
1903 |
1906 |
1908 |
1912 |
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Pièces de rempart de l’ouvrage |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
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Nb de pièces |
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