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L’ouvrage de Chèvremont sera occupé par les allemands pendant la deuxième guerre mondiale avant d’être complètement ferraillé sous l’organisation Todt. Aujourd’hui, il est bon état de conservation, il appartient toujours à l’armée qui y effectue quelques exercices, son accès est interdit. |
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L’ouvrage de Chèvremont est construit à 390 mètres d’altitude à l’est du camp retranché à la place d’une redoute. Il est placé en avant des forts des Hautes et Basses Perches pour assurer la défense des intervalles des forts de Vézelois et de Bessoncourt. Il surveille aussi la voie ferrée qui mène à Mulhouse. C’est un petit ouvrage très moderne et entièrement construit en béton. En 1912-14, suite à une pénurie de canon révolver de 40 mm, l’armement choisi pour la défense des fossés sera complété par 3 canons révolver de 37 mm sur un affût inconnu en stock dans le matériel de la marine. |
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L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de l’ouvrage 4 canons de 90 sur affût de campagne (en réserve) approvisionnés à 600 coups/pièce. 1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 46200 cartouches.
Cuirassements et casemates 2 tourelles de 75R 05 armées chacune de 2 canons de 75 approvisionnée à 2000 coups/pièce. Elles possèdent chacune un observatoire cuirassé et un tube de rechange. 1 tourelle de mitrailleuses GF4 armée de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnée de 57600 cartouches. Elle possède une mitrailleuse de rechange 1 observatoire cuirassé de commandement 2 guérites blindées de rempart
Défense des fossés 1 coffre simple de contrescarpe armé d’1 canon révolver de 37 mm approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups. 1 coffre double de contrescarpe armé de 2 canons révolver de 37 mm approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce. 2 coffre d’escarpe de gorge à l’épreuve armé chacun d’un canon révolver de 40 mm approvisionnés à 1800 coups.
Total 20 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Batteries armées Batterie d’artillerie N°7 armée de 4 canons de 120 L sur affût SP Batterie d’artillerie N°11 armée de 4 canons de 155 Long sur affût SP Batteries désarmées Batterie d’artillerie N°8 prévue pour 4 canons de 155 Long sur affût SP Batterie d’artillerie N°10 prévue pour 4 canons de 155 Long sur affût SP Batteries non construites de mobilisation Batterie d’artillerie N°7bis prévue pour 4 canons de 120 L sur affût SP Batterie d’artillerie N°9 prévue pour 4 canons de 155 Long sur affût SP Batterie d’artillerie N°12 prévue pour 6 canons de 120 Long sur affût SP Batteries non construites de renforcement Batterie d’artillerie R10 prévue 4 canons de 155 Long sur affût SP Batterie d’artillerie R11 prévue 4 canons de 155 Long sur affût SP Batterie d’artillerie R12 prévue 4 canons de 155 Long sur affût SP
Ouvrage des trois chênes est un ouvrage terrassé construit de 1890 à 1891 qui se compose de plusieurs tranchées et d’un abri pour 10 places couchées.
Abris de combat et abris cavernes Abri de combat de la Ragée-au-Bailly construit de 1906 à 1909 d’une capacité de 110 places assises Abri de combat du Proc construit de 1906 à 1909 d’une capacité de 110 places assises.
1 dépôt intermédiaire sans munitions, à l’ancienne batterie, à 600 mètre au sud du village de Chèvremont. 1 dépôt intermédiaire en arrière de la batterie 7. Sa capacité est de 1289 obus de 120.
Aucun |
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Projets de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 467 000 Frs · Construction d’un magasin à munitions. Installation d’un observatoire cuirassé et de deux tourelles de 75R05.
Projet complémentaire prévu en 1907 · Installation de deux tourelles de mitrailleuses GF4
Projet de 1914 · Construction d’une boulangerie à l’épreuve · Installation d’une ventilation pour les casernements
Modernisations
· 1898 Amélioration de l’alimentation en eau de l’ouvrage · 1909-1912 Construction de communications bétonnées à l’intérieur de l’ouvrage, d’un coffre simple et d’un coffre double de contrescarpe. Agrandissement du casernement bétonné. · 1909-1912 Installation de trois observatoires cuirassés, de deux tourelles de 75R05 et d’une tourelle de mitrailleuses. Les tourelles seront prêtes à tirer le 18 juin 1912. · 1910 Installation de cinq projecteurs oxyacétyléniques pour l’éclairage des fossés. · 1913-1915 Construction d’une usine électrique équipée de 2 moteurs à pétrole de la Maison Peugeot Tony Humbert de 15 HP chacun entraînant une dynamo fournissant 8 kW sous 110 V. Electrification du fort et installation de près de 128 lampes de 16 bougies pour les casernements et les galeries et de 44 lampes de 10 bougies pour l’éclairage des blocs de combat et des parties mobiles des tourelles. Installation de 4 ventilateurs électriques soufflants et de 3 ventilateurs électriques aspirants pour les casernements à l’épreuve, les latrines et l’usine électrique. Mise en place de la ventilation électrique dans les tourelles. Les monte-charges des tourelles de 75 ne seront pas installés à cause de la guerre. . · 1914-1915 Connexion du fort au réseau électrique civil pour assurer l’éclairage électrique du temps de paix pour les baraquements extérieurs et l’usine électrique. |
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Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1903 et 1912 |
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En 1914, l’ouvrage de Chèvremont est un ouvrage intermédiaire très moderne de premières lignes qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous tourelles cuirassées. |
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Equipement de l’ouvrage en 1914 |
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Une chambre de tir du coffre double. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les baraquements extérieurs. © Lionel PRACHT |
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Le coffre de flanquement sud dans le casernement. © VAUBOURG Cédric |
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L’ouvrage de Chèvremont pendant la Grande Guerre. © Lionel PRACHT |
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Le puits d’une des tourelles de 75. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La sortie d’infanterie sud du casernement. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale
Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les munitions pouvant aller sur le front. En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. En 1917, l’ouvrage est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. |
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Les vestiges d’une pompe à eau dans le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |


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L’intérieur du casernement bétonné. © VAUBOURG Cédric |
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Le coffre simple de contrescarpe. © VAUBOURG Cédric |
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Vestige d’un morceau de grille défensive à l’entrée de l’ouvrage |















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Les magasins et l’infirmerie au rez-de-chaussée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un autre magasin au rez-de-chaussée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La deuxième poterne certainement murée dès la construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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Vestige d’un morceau de pompe dans les escaliers. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une chambrée troupe au rez-de-chaussée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement à l'étage Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée depuis le fossé sud. Cliché Lionel PRACHT |
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Une des deux entrées de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Julie |


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Le casernement bétonné. © VAUBOURG Cédric |
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Le casernement bétonné. © VAUBOURG Julie |
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L’entrée de guerre dans le casernement bétonné. © VAUBOURG Cédric |
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La façade du coffre de flanquement Nord Cliché VAUBOURG Cédric |
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La façade du coffre de flanquement Nord Cliché VAUBOURG Cédric |
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1903 |
1906 |
1908 |
1912 |
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Pièces de rempart du fort |
2 canons de 90 (en réserve) |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
La défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils |
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Nb de pièces |
8 |
8 |
8 |
12 |
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Dates de construction
Effectif |
· 1889 - 1890
· Environ 250 hommes |
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Armement de l’ouvrage fin 1915 · 2 tourelles de 75R 05 armées sans munition · 1 tourelle de mitrailleuses armée de 10 080 balles, elle ne possède plus de mitrailleuse de rechange · 4 coffres de contrescarpe ou de flanquement armés de 3 canons révolver de 37 mm et de 2 canons révolver de 40 mm approvisionnés de 1300 coups/pièce et 5 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce · 2 canons de 155 Long sur affût SP en réserve à l’ouvrage approvisionnés à 200 coups/pièce. Ils sont destinés à armer les batteries d’artillerie n°8 ou 11.
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Armement de l’ouvrage fin 1917 · 2 tourelles de 75R 05 armées chacune de 2400 obus explosifs et 1600 obus à balles · 1 tourelle de mitrailleuses armée de 57600 balles · 4 coffres de contrescarpe ou de flanquement armés de 3 canons révolver de 37 mm et de 2 canons révolver de 40 mm approvisionnés de 1300 coups/pièce et 5 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce. On y installe 4 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une défaillance du canon révolver · Quelques mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches
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· 311 places couchées et 17 places assises · Aucun · Aucun · Capacité inconnue |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant · Pas de boulangerie, le pain provient de la place ou du fort de Bessoncourt · 2 puits dont 1 dans le casernement extérieur. Le puits dans l’ouvrage peut alimenter 5 citernes en béton sous le casernement bétonné d’une capacité totale de 120,8 m3. · Un pont levis à bascule en dessous à chaque poterne · La poterne Nord semble fermée et utilisée comme poterne de secours |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le central militaire au Château grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse
· Electrique et lampes à pétrole ou à bougies pour l’intérieur du fort, électrique ou lampes à bougies pour les tourelles · 3 appareils oxyacétyléniques pour les fossés. · 1 projecteur oxyacétylénique de campagne de 35 pour les abords. |