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Le fort ne connaitra pas l’épreuve du feu mais, pendant la seconde guerre mondiale, il sera ferraillé mais les cuirassements seront préservés. Il sera bombardé en 1944 par les américains lors de la libération de Toul. Dans les années 50, les canons de la tourelle Mougin seront envoyés au fort du Barbonnet à Nice, ils seront récupérés plus tard par l’association qui gère le site. Aujourd’hui, le fort est entretenu et restauré depuis 1969 par l’association la Citadelle. Il fait partie des ouvrages à voir absolument. Renseignements pour les visites http://villeylesec.com/fort |
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Le fort de Villey le Sec est un élément important de la place de Toul, il contrôle le secteur Sud-est en surveillant les débouchés de la forêt de Haye, les enfilades de la boucle de la Moselle et il peut défendre les intervalles des deux ouvrages voisins les forts de Gondreville et du Chanot. Sa construction est étudiée à partir du 5 décembre 1873 et le meilleur emplacement que l’on retiendra se situe à la place du village de Villey le Sec mais la démolition de ce dernier retarderait considérablement les travaux de défense et en alourdirait les coûts. Dans un premier temps, on préfère construire un nouvel ouvrage appelé la redoute de Chaudeney placée à un kilomètre en arrière du village. Mais, ces travaux ne seront pas terminés car cette dernière ne possédait pas de bonnes vues. De plus, le génie vient de trouver une solution pour construire le fort à l’emplacement le plus favorable en le construisant autour du Village. Le type d’ouvrage retenu possède un plan de fort à enveloppe, il se compose de quatre parties: un réduit placé au dessus du village qui est l’ouvrage principal, deux batteries annexes appelées batterie Nord et batterie sud qui sont placées en avant du village pour renforcer l’armement du réduit et une batterie d’artillerie appelée redan Est qui assure la liaison des deux batteries annexes. Le tout est entouré par des fossés en terre coulante ou en maçonnerie qui sont défendus par des organes de flanquement pour empêcher les assauts de l’infanterie sur le fort. Les travaux du dernier village fortifié de France commencent le 26 juillet 1875, ils dureront jusqu’en 1879 et leurs coûts avec l’acquisition des terrains est évalué à 3 826 800 Fr or. L’accès au village s’effectue par quatre portes de contrôle et les fortifications sont interdites aux habitants qui sont étroitement surveillés pour limiter les risques d’espionnage. En 1878, le fort possède un armement de 62 pièces d’artillerie et un effectif pouvant aller jusqu’a 1301 hommes, ce qui augmente considérablement la population du village. Cet essor économique qui s’étalera sur une quarantaine d’années permettra aux habitants et aux paysans de travailler sur les différents chantiers de l’ouvrage ou d’ouvrir des commerces ou des bistrots pour accueillir cette nouvelle population. La position stratégique de ce fort lui permettra de recevoir à partir de 1888 plusieurs modernisations qui s’étaleront jusqu'à la mobilisation. L’armement du fort en 1914 est de 35 pièces dont une grande majorité est placée sous tourelles ou sous casemates et son effectif est de 365 soldats. |
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L’observatoire cuirassé de la tourelle de 75 de la batterie nord du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le fort de Villey le Sec ou fort Trévise ou ensemble fortifié de Villey-le-Sec |
