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Juste avant la reddition du fort en 1940, une explosion accidentelle de munitions provoquera la destruction de la façade du coffre simple de contre-escarpe de gorge. Le fort sera complètement ferraillé en 1943 avant d’être bombardé par les américains en 1944. Aujourd’hui, le fort appartient à la commune de Villey St Etienne, qui y effectue un entretien pour le rendre visitable. |
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Le fort du Vieux-Canton fait parti des derniers forts construits en France avec celui de Vacherauville à Verdun. C'est le prototype même de l'ouvrage moderne de 1914 qui possède un plan type de cours de fortif. Il est bâti sur une crête en rive gauche de la Moselle à 232 mètres d’altitude entre l’ouvrage Est du Vieux-Canton et celui du Mauvais Lieu. Son rôle est important c’est pourquoi le Gouverneur de la place de Toul a insisté pour la construction de l’ouvrage, celui-ci étant le point d’appui du secteur de Villey-Saint-Etienne. Ce qui permet de renforcer l’armement du Nord-est de la place pour surveiller les moyens de communication venant de Dieulouard, Nancy et de Metz. Dès sa construction, son armement est placé sous tourelles, il possède comme le fort de Manonviller une galerie de contre escarpe qui renforce la défense du fossé et qui relie tous les coffres de contre-escarpe entre eux. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 2 sections de 2 mitrailleuses trépieds approvisionnées de 43200 cartouches/section. 3 sections de 2 mitrailleuses de rempart approvisionnées de 43200 cartouches/section.
Cuirassements et casemates 2 tourelles de 75R 05 armées chacune de 2 canons de 75 approvisionnés à 2000 coups/pièce. Elles possèdent chacune un observatoire cuirassé et un tube de rechange. 2 tourelles de mitrailleuses GF4 armées chacune de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches/tourelle. 1 observatoire cuirassé de commandement.
Défense des fossés 2 coffres simples de contre-escarpe armés chacun d’1 canon révolver approvisionnés à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups. 1 coffre double de contre-escarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.
Total 26 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Ouvrage du Mauvais-Lieu construit en 1907. Sa capacité d’accueil est de 12 places couchées et 88 places assises. Ouvrage Est de la commanderie se compose d’une tranchée et d’un abri en rondin à l’épreuve de la mitraille qui se trouve à proximité de l’ouvrage du Mauvais-Lieu. Ouvrage du Bas-du-Chêne construit de 1906 à 1908. Sa capacité d’accueil est de 72 places couchées et 28 places assises. Ouvrage Est du Vieux-Canton construit de 1887 à 1892, modernisé en 1912. Sa capacité d’accueil est de 61 places couchées Ouvrage Ouest du Vieux-Canton construit de 1906 à 1908, un projet non réalisé y prévoyait l’installation d’une tourelle de 75. Sa capacité d’accueil est de 72 places couchées et 28 places assises Ouvrage du champ-des-bœufs 1913 non terminé
Abris de combat et abris cavernes Abri de combat N°3 construit en 1899, il possède 24 places couchées et 160 places assises. Abri de combat de la Nibarde construit en 1908, il possède 80 places couchées. Abri de combat N°2 construit en 1899, il possède 24 places couchées et 160 places assises.
Dépôt intermédiaire du Mauvais Lieu construit en 1910
Aucun |
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Projet de modernisation
Programme 1900 Coût des travaux 644 000 Fr or · Projet d’un ouvrage appelé ouvrage A d’une capacité de 150 places équipé d’une casemate de Bourges, d’un observatoire cuirassé et d’ une tourelle de mitrailleuses. Second projet de 1900-1902 · Nouveau projet d’un ouvrage équipé de deux tourelles de 75R 05, de deux observatoires cuirassés, d’une tourelle de mitrailleuses et de trois coffres de contre-escarpe. Cuirassement supplémentaire prévu en 1908 · Installation d’une deuxième tourelle de mitrailleuses et d’une batterie extérieure cuirassée de deux tourelles de 155R 07 ( Une tourelle de 155R est retirée du projet en 1909).
Modernisations
· 1906-1909 Construction de l’ouvrage possédant une caserne à l’épreuve pour 10 officiers et 270 hommes. · 1906-1909 Installation d’un coffre double de contre-escarpe et de deux coffres simples de contre-escarpe qui sont reliés par une galerie de contre-escarpe. Mise en place d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives en bas de l’escarpe en terre coulante, au dessus des coffres de contre-escarpe et du mur d’escarpe du fossé de gorge. · 1906-1909 Installation de la télégraphie électrique · 1906-1908 Installation d’une tourelle de mitrailleuses et de deux tourelles de 75R 05 et de leur observatoire. Les tourelles recevront leurs tirs de réception les 11 et 13 février 1908. · 1909-1910 Installation d’une deuxième tourelle de mitrailleuses sur le saillant 4 et d’un troisième observatoire cuirassé. La tourelle recevra ses tirs de réception le 21 mai 1910 · 1912 Installation d’une usine électrique possédant 3 groupes électrogènes thermiques qui délivrent du 110 volts pour l’éclairage et la ventilation électrique des casernements. · 1914 Installation de l’éclairage électrique dans les tourelles. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1908 et 1910 |
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En 1914, le fort du Vieux Canton est une fortification très moderne de première catégorie appartenant à la 20ème région. Ses locaux sont construit pour résister entièrement aux nouveaux obus. Son armement principal est placé sous tourelle cuirassée |
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Equipement du fort en 1914 |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front. · En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. · Suite à la bataille de Verdun fin 1916, le fort est réarmé et les issues se voient équipées de chicanes en sac de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. |
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Photo allemande de 1940 d’une des deux tourelles de 75R05 du fort. Collection Lionel PRACHT |
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Photo allemande de 1940 d’édicule goux dans le fossé du fort Collection Lionel Pracht |
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Photo allemande de 1940 de l’entrée du fort . Collection Lionel PRACHT |
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Une chambre de tir du coffre double de contre-escarpe rééquipée d’une copie de canon de 12 culasse et de canon révolver Cliché VAUBOURG Cédric |
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Photo allemande de 1940 du coffre-simple de contre-escarpe du saillant 3. Collection Lionel PRACHT |






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Photo allemande de 1940 d’une des deux tourelles de 75R05, du coffre simple de gorge de contre-escarpe après son explosion et de la voie de 60 qui mène au fort. Collection Lionel PRACHT & VAUBOURG Cédric |


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La boulangerie dans le casernement bétonné qui a entièrement été restaurée par l’association qui fait visiter le fort Cliché VAUBOURG Julie |
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Le fort du Vieux-Canton ou ouvrage A |
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Photo allemande de la façade du coffre double avec le canon revoler en 1940 Collection Lionel PRACHT |





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L’entrée du fort ayant été rénovée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée du fort et le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’emplacement d’une pompe à eau dans l’usine électrique. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’usine électrique près de l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée en pente dans le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale du fort. Cliché VAUBOURG Julie |

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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |






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L’intérieur d’une chambrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une chambrée de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le passage couvert. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les latrines près du casernement. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie devant les chambrées Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie devant les chambrées Cliché VAUBOURG Julie |
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L’inscription à l’entrée des chambrées de la troupe. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les restes du four à pain avant restauration en 2010. Cliché VAUBOURG Julie |
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Un des magasins aux provisions. Cliché VAUBOURG Cédric |
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www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions Légales |


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La galerie devant les chambrées du casernement, une copie du canon révolver dans le coffre double et la galerie de contre-escarpe du front de tête. Cliché VAUBOURG Cédric et Julie |
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Une guérite blindée et un masque blindé réinstallé par l’association qui gère le site. Cliché VAUBOURG Julie |
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Vue aérienne du fort du Vieux Canton en 1962. Sources Géoportail |

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1908 |
1910 |
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Pièces de rempart |
Aucune pièce de rempart |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
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Nb de pièces |
14 |
16 |
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Dates de construction Coût des travaux en 1914
Effectif 245 hommes |
· 1906 - 1909 · 2 459 000 Fr or
· 10 officiers et sous officiers · 270 soldats |
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Armement du fort fin 1915 · Aucune pièce de rempart · 3 coffres de contre escarpe armés de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions · 2 tourelles de 75R05 armées avec quelques obus · 1 casemate de Bourges désarmée sans munition · 2 tourelles de mitrailleuses armées |
Armement du fort fin 1917 · Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée · 3 coffres de contre escarpe armés de 4 canons révolver et 4 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 8 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement · 2 tourelles de 75R05 armées et réapprovisionnées en munitions · 2 tourelles de mitrailleuses armées et réapprovisionnées en munitions |
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Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure pour le secteur du Vieux Canton - Mordant (effectif des ouvrages compris)
· Infanterie : 6 officiers, 500 soldats du 167ème Régiment d’infanterie et 8 officiers et 500 soldats du 42ème régiment territorial · Artillerie : 4 officiers, 340 soldats du 6ème régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers : 9 soldats du COA Soit un effectif de 18 officiers et 1349 hommes |
Effectif à la mobilisation en 1914
· Infanterie : 1 compagnie d’infanterie du 167ème Régiment d’infanterie · Artillerie : 138 artilleurs du 6ème régiment d’artillerie à pied |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches |
· 329 places couchées et 104 places assises · Aucune · Un petit magasin à poudre d’un capacité inconnu · 1 magasin à munitions près des tourelles de 75 |
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· 1 cuisinière de marque François Vaillant équipée de 5 marmites de 100 litres · 1 four à bois système Lespinasse de 300 rations · Plusieurs citernes en béton d’une capacité de 125m3 · Aucun pont d’entrée |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le central militaire du fort du Saint-Michel, l’ouvrage du Mordant, l’ouvrage ouest du Vieux Canton, l’ouvrage Est du vieux Canton, l’ouvrage du Champ des Bœufs, l’ouvrage de la Nibarde, l'ouvrage du Bas du Chêne et le poste de Libdeau grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse · En temps de guerre, lampes électriques de 110 volts pour l’intérieur du fort et les tourelles de 75. Les tourelles de mitrailleuses sont éclairées avec des lampes à bougie et les fossés avec 4 projecteurs oxyacéthyléniques. · Un éclairage de secours utilisé en temps de paix se compose de 101 lampes à pétrole de 10 lignes et de 18 lampes à pétrole portatives pour l’intérieur de l’ouvrage. Les tourelles de 75 possédaient aussi des lampes à bougie. |