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Aujourd'hui, le fort est en bon état, ces magasins à poudre possèdent toujours leur plancher, mais l’ouvrage est immense, c’est le plus gros de tout le système après le fort de Tamié à Albertville, ce qui complique toute idée de restauration de ce bijou. Le fort est toujours terrain militaire, il est classé Natura 2000 au profit des chauve-souris. Son accès est interdit. |
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Le fort de Dampierre est un ouvrage avancé à cavaliers construit à 12,7 km de la ville de Langres au nord-est de la place. Il est placé à 400 mètres d’altitude sur la pointe sud-est du plateau qui s’élève entre les vallées de la Marne, de la Craire et de la Charmoilles. Cet ouvrage est très puissamment organisé car il tient sous ses feux les vallées de la Traire et de la Charmoilles, ainsi que le plateau compris entre ces deux vallées. Il commande la route de Neufchâteau à Langres et la route de Chaumont à Bourbonne et le point de passage à Montigny et à Nogent. Il prend d’écharpe et à revers les travaux d’attaque contre les ouvrages de Plesnoy qui se dresseraient sur le plateau de Poiseul-Boumécourt, mais aussi le plateau de Trouchoys contre le fort de Saint Menge. Son rôle est de former une tête de pont entre les forts de Saint-Menge et de Plesnoy pour fermer l’important passage de la trouée de Charmes. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart de sûreté du fort 2 canons de 155 L approvisionnés à 600 coups/pièce à sortir du fort à la mobilisation pour les placer dans une des batteries de mobilisation du secteur. 8 canons de 120 L approvisionnés à 600 coups/pièce dont 4 pièces sont à sortir du fort à la mobilisation pour les placer dans une des batteries de mobilisation du secteur. 2 sections de mitrailleuses de rempart approvisionnées à 43200 cartouches/section.
Armement emmagasiné en plus des pièces de remparts dans le fort. Cet armement était prévu en cas de mobilisation pour le fort et les batteries de mobilisation M5, M6, M7, M8, M9, M10 et M11 du secteur . 16 canons de 155 L approvisionnés à 600 coups/pièce. 6 canons de 120 L approvisionnés à 600 coups/pièce. 4 canons de 90 SP approvisionnés à 500 coups/pièce. 28 canons de 90 de campagne approvisionnés à 500 coups/pièce. 2 mortiers de 27 approvisionnés à 300 coups/pièce 8 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce. 6 mortiers de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce.
Cuirassements et casemates Aucun Défense des fossés 1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasses approvisionnés à 150 coups/pièce. 1 caponnière triple armée de 3 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 3 canons de 12 culasses approvisionnés à 150 coups/pièce.
2 coffres de flanquement de gorge armés chacun d’1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasses approvisionnés à 150 coups
2 emplacements sur les bastionnets pour 2 canons de 12 culasses approvisionnés à 150 coups/pièce.
Total 98 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Détail des batteries de mobilisation du centre de résistance de Montrange-la-Montagne Construire et armer la batterie M5 pour 6 canons de 155 L Construire et armer la batterie M6 pour 6 canons de 155 L Construire et armer la batterie M7 pour 4 canons de 90 de campagne Construire et armer la batterie M8 pour 4 canons de 90 de campagne Détail des batteries de mobilisation du centre de résistance de Dampierre Construire et armer la batterie M9 pour 6 canons de 155 L Approvisionner et armer la batterie M10 pour 4 canons de 120 L Approvisionner et armer la batterie M11 pour 6 canons de 120 L
Ouvrages d’infanterie Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun |
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Projet de modernisation
· Mai 1893 - Construction de 6 abris caverne pour 100 hommes, remplacement des caponnières par des coffres de contre-escarpe armés de pièces à tir rapide. Installation de 3 tourelles d’artillerie de type inconnu, renforcement d’une grande partie de la grande caserne avec une couche de 2m50 de rocaille placée à l’étage. Renforcement du casernement officiers avec une épaisseur de 14 mètres de rocaille, suppression du fossé entre les saillants 2 et 10 et dispersion des pièces d’artilleries de très gros calibre dans de nouvelles batteries d’artillerie aménagées dans l’enveloppe du fort.
Modernisations
· 1889 - Construction d’un magasin sous roc d’une capacité de 70 tonnes de poudre noire. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1910 |
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En 1914, le fort de Dampierre est un ouvrage non modernisé en maçonnerie classé en deuxième catégorie pour soutenir les troupes de campagne. Son armement principal est placé à l’air libre. Il appartient à la 21ème région. |
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Equipement du fort en 1914 |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
· 1914-1915 Installation de deux observatoires bétonné au dessus d’une traverses abri, renforcement des caponnières avec du béton et des goulottes lance grenades sont aménagées dans les créneaux pour la défense rapprochée. · Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front. · En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. · En 1917, le fort sert de base arrière, il ne semble pas avoir été réarmé. |
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Photo allemande de 1940 de l’entrée du fort de Dampierre. © Lionel PRACHT |
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Un observatoire en bois aménagé avant la grande guerre au dessus des casernements © Lionel PRACHT |
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Vue sur l’entrée depuis le fossé de gorge en 1940. © Lionel PRACHT |
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L’intérieur de la caponnière triple © VAUBOURG Cédric |
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La grande caserne du fort avant la Grande Guerre. © Lionel PRACHT |
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Le dessus des casernements avant la Grande Guerre © Lionel PRACHT |
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Un des grands magasins à poudre d’une capacité de plus de 100 tonnes.© VAUBOURG Cédric |




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Des soldats fin 1914 devant une pièce de 90 de campagne au fort de Dampierre © Lionel PRACHT |

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La rue des remparts armée de pièces d’artillerie de 155L avant la Grande Guerre © Lionel PRACHT |








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La seconde entrée du fort .Cliché VAUBOURG Julie |
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Le hangar de l’artillerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le hangar de l’artillerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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La rampe d’accès aux hangars de l’artillerie. © VAUBOURG Cédric |
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Détail de l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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Les vestiges d’un des derniers hangars d’artillerie. Cliché VAUBOURG Julie |









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Le magasin sous roc. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie principale du magasin sous roc. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une des pièces du corps de garde. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le casernement des officiers derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement des officiers derrière l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le coffre de courtine surveillant le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une chambre de stockage du magasin. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le vestibule d’une chambre de stockage. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La descente aux magasins sous roc Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie principale du magasin sous roc . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le passage couvert de la galerie principale de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie principale du magasin sous roc . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une autre chambre de stockage du magasin. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une autre chambre de stockage du magasin. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une chambre de stockage du magasin. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La galerie d’accès au coffre de gorge de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |

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1878 |
1884-1894 |
1907 |
1910 |
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Pièces de rempart de sûreté du fort et de son enveloppe |
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Armement emmagasiné en plus des pièces de rempart dans le fort. Cet armement était prévu en cas de mobilisation pour le fort et les batteries de mobilisation du secteur |
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Cuirassements et casemates |
Les 3 casemates à tir-direct sont désarmées |
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Défense des fossés |
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Nombre de pièces |
126 |
126 |
60 |
10 |
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Dates de construction Coût des travaux en 1885
Effectif 1539 hommes |
· 1 novembre 1874 - 31 décembre 1878 · 3.993.389 Fr.
· 43 officiers · 186 sous-officiers · 1350 soldats · 1 infirmerie pouvant recevoir 50 malades · 1 écurie pour 26 chevaux dans les magasins de l’artillerie |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité des 5 magasin à poudre Capacité des magasins aux cartouches
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· Aucun · 1539 places couchées · 240 tonnes de poudre noire à la construction du fort · 16 800 cartouches de 138 et 8000 cartouches de 7 |
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· 4 cuisinières de marque François Vaillant type SC de 380 rations chacune · 2 fours de marque Joupic d’une capacité totale de 300 rations chacun · 2 puits d’un débit de 9 m³/jour dont 1 ne tarit jamais en été · 1 source dans le fossé alimentant un lavoir situé dans l’enveloppe · 1 citerne de 256 m³ placé sous la traverse O.A · 2 citernes de 516 m³ et 424 m3 placées sous les casernements B et D · 1 citerne de 100 m³ sous le casernement Y
· 3 ponts à bascule en dessous |
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Communication liaison optique
Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Avec le poste extérieur du Mont des Fourches grâce à un appareil de calibre 30 fonctionnant avec une lampe à acétylène ou avec une lampe à pétrole. Ce poste extérieur du Mont des Fourches assure la liaison avec le fort de Bourlémont dans la trouée de Charmes et le poste extérieur des Pichettes à Epinal grâce à deux appareils de calibre 50 modèle 1883 fonctionnant avec une lampe à pétrole ou à acétylène. L’effectif du poste optique est de 3 sapeurs télégraphistes affectés après le 4ème jour de mobilisation. · Un appareil de calibre 14 en réserve à la place peut être affecté au fort si nécessaire. · Avec le bureau central télégraphique de la caserne Dommartin grâce à une boîte de forteresse. L’effectif prévu est de 2 sapeurs télégraphistes après le 4ème jour de mobilisation · Lampes à pétrole ou à bougie pour l’intérieur du fort, pas d’éclairage pour les fossés. |