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En 1914, le fort des Adelphes est un ouvrage de première catégorie de la 21ème région, très moderne qui possède des casernements et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement est placé à l’air libre et sous tourelles cuirassées et casemates bétonnées. Les travaux de la batterie cuirassée de deux tourelles de 155R07 allaient commencer mais la déclaration de guerre viendra stopper le projet. |
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Vue aérienne du fort dans les années 60. Coll. Michel TRUTTMANN |
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Pendant la bataille d’Epinal, le fort tirera pendant une journée et les allemands s’en serviront après sa reddition le 20 juin pour tirer sur les forts de Longchamp et de Dogneville. Il sera complètement ferraillé par l’occupant en 1943 sous l’organisation Todt. Aujourd’hui, le fort est en très bon état, le pont de l’entrée a disparu dans les années 90 pour laisser place à un accès plus sécurisé pour les véhicules. Il est occupé par la base aérienne 133, son accès est interdit sans autorisation. |
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Le fort des Adelphes se situe dans le bois de la Molière à une distance de 4 kms d’Epinal. Il est bâti sur la rive droite de la Moselle, à une altitude de 419 mètres entre le fort de Razimont et l’ouvrage de Deyvillers. Il était chargé de surveiller la route de Saint-Dié ainsi que le secteur Est de la place. Il peut aussi défendre les intervalles entre l’ouvrage de Deyvillers et le fort de Razimont. |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 6 canons de 80 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce. 4 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce. 1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43 200 cartouches.
Cuirassements et casemates 1 tourelle de 75R 05 armée de 2 canons de 75 approvisionnée à 2000 coups/pièce. Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange. 1 casemate de Bourges armée de 2 pièces de 75 sur affût de casemate approvisionnées à 500 coups/pièce. Elle possède un tube de rechange. 1 tourelle de mitrailleuses GF4 armée de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches. Elle possède une mitrailleuse de rechange. 2 observatoires cuirassés de commandement
Défense des fossés 2 coffres simples de contrescarpe armés chacun d’1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups. 1 coffre double de contrescarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce. 1 caponnière double renforcée armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.
Total 24 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914
Batterie d’artillerie M8 des Adelphes est une batterie bétonnée type 1907 armée de 4 canons de 155L construite en 1907-1908. Batterie d’artillerie M9 des Adelphes non construite en 1914. Batterie d’artillerie M10bis des Adelphes est une batterie bétonnée type 1907 armée de 4 canons de 95 construite en 1911-1912.
Ouvrage des Adelphes est un ouvrage terrassé construit en 1888 qui sera modernisé de 1899 à 1900 avec la construction d’un abri de combat ayant une capacité de 220 places assises et 48 places couchées et avec le renforcement des abris de l’ouvrage en 1911 - 1912
Abris de combat et abris cavernes Abri de combat des Adelphes construit sur l’ouvrage des Adelphes
Aucun
Aucun |
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Projets de modernisation
Projet de renforcement de 1890 · Construction d’un casernement bétonné de 160 places, d’une entrée de guerre et remplacement des trois caponnières de tête par deux coffres simples et un double qui ne sont pas reliés au fort, renforcement du magasin à poudre et d’une partie du casernement de paix.
Programme 1900 de remise en valeur du fort. Coût des travaux 999.000 Fr or · Renforcement des citernes, des galeries de communication, de certains locaux et de l’entrée principale. Agrandissement du casernement bétonné de 80 places, remplacement de trois caponnières par deux coffres simples et un coffre double de contrescarpe et remaniement des parapets · Construction de deux casemates de Bourges, installation d’ un observatoire cuirassé et d’ une tourelle de 75R 05 · Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives devant l’ouvrage et au dessus des caponnières.
Cuirassements prévus en plus du projet de 1900 en 1908 · Installation d’une tourelle de mitrailleuses
Projet de cuirassements supplémentaire de 1913 travaux prévus en 1914 - 1915 · Construction d’une batterie extérieure cuirassée de 2 tourelles de 155R 07 placée à l’extérieur du fort
Modernisations
· 1892 - 1895 Construction d’un casernement bétonné de 150 places et d’une entrée de guerre. · 1890 - 1900 Connexion au réseau de voie de 60, installation d’une voie dans le fort et dans la rue des remparts pour le transport des munitions vers les pièces d’artillerie · 1900 - 1906 Installation d’un réseau de queues de cochon autour de l’ouvrage et de grilles défensives devant l’ouvrage. · 1907 - 1914 Renforcement d’une grande partie du fort, et remplacement de trois caponnières par trois coffres de contrescarpe, renforcement de la caponnière double de gorge. · 1907 - 1910 Construction d’un deuxième casernement bétonné et d’une casemate de Bourges qui flanque vers l’ouvrage de Deyvillers · 1907-1908 Modification des plateformes de tir en les surélevant pour y placer des pièces de campagne. · 1907 - 1909 Installation de deux observatoires cuirassées et d’une tourelle de 75 qui sera prête à tirer le 7 mai 1909 . · 1909 - 1910 Installation d’un troisième observatoire cuirassé et d’une tourelle de mitrailleuses qui sera prête à tirer le 20 avril 1910. · 1910 Installation de six projecteurs oxyacétyléniques pour l’éclairage des fossés. · 1911 - 1912 Création d’un centre de résistance entouré par une enveloppe terrassée. · 1912 Expériences de tirs avec les pièces de flanquement du coffre double de contrescarpe. · 1913- 1915 Construction d’une usine électrique équipée de 3 groupes électrogènes thermiques de marque ASTER de 12 kW chacun, fournissant du 110 V, fonctionnant au pétrole lampant ou à l’huile de Schiste. Electrification du fort et installation de près de 184 lampes de 16 bougies pour les casernements et les galeries et de 100 lampes de 10 bougies pour l’éclairage des blocs de combat et des parties mobiles des tourelles. Installation de 4 ventilateurs électriques soufflants et de 3 ventilateurs électriques aspirants pour les casernements à l’épreuve, les latrines et l’usine électrique. Installation de 2 pompes à eau rotatives électriques pour le puits et les citernes et de 3 pompes à eau rotatives électriques pour assécher les passages sous fossé des coffres de contrescarpe. La ventilation des tourelles et les monte-charges de la tourelle de 75 R 05 ne seront pas installés à cause de la guerre. · 1914-1915 Connexion du fort au réseau électrique civil pour assurer l’éclairage électrique du temps de paix. · 1914 Expériences de tirs avec les pièces de flanquement du coffre double de contrescarpe. |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1878 et 1912 |
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Equipement du fort en 1914 |
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Une galerie en béton spécial près de l’ancien magasin à poudre. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Photo allemande d’un canon de 75 sur affût de casemate dans la casemate de Bourges en 1940. Collection VAUBOURG Cédric |
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Photo allemande de l’entrée du fort en 1940 . Collection Lionel PRACHT |
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Photo allemande de l’entrée du fort en 1940. Collection Pascal Durand |
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Photo allemande de l’entrée du fort en 1940. Collection VAUBOURG Cédric |
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Photo allemande d’une mitrailleuse Hotchkiss en 1940. Collection Pascal Durand |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
1914-1818, le fort tira sans succès avec sa tourelle de 75 sur un avion allemand. Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front. En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec 22000 sacs de terre et 300 rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. |
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Les magasins au vivres du temps de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |



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Le casernement en béton spécial. Cliché VAUBOURG Cédric |







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Photo allemande de la tourelle de 75 en 1940. Collection VAUBOURG Cédric |


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La cour derrière l’ancienne entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’entrée d’origine du fort ayant été murée lors de l’utilisation du fort par la base aérienne. Cliché VAUBOURG Cédric |






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Un lavoir dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un lavoir dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Une galerie non renforcée menant au casernement de paix. Cliché VAUBOURG Julie |
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Les latrines Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’arrière des chambrées. Cliché VAUBOURG Julie |
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Un puits de lumière dans les casernements de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Vestige d’une fontaine en fonte dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’emplacement d’une pompe dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Détail de l’architecture des casernements de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La cour derrière l’ancienne entrée Cliché VAUBOURG Cédric |
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La cour derrière l’ancienne entrée Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un lavoir dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un lavoir dans le casernement de paix. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Photo allemande de la casemate de Bourges en 1940. Collection Pascal Durand |
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Le fort des Adelphes ou fort Richepance |

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1885 |
1906 |
1908 |
1912 |
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Pièces de rempart du fort |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
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Nb de pièces |
22 |
26 |
22 |
28 |
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Dates de construction Coût des travaux en 1885
Effectif en 1885 |
· 1883 - 1885 · Environ 1 200 000 Fr or
· 235 hommes |
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Effectif maximum en 1916 · 409 soldats · 26 sous-officiers et 3 officiers |
Armement de la batterie fin 1915 · 1 tourelle de 75R 05 armée sans munition · 1 tourelle de mitrailleuses armée sans munition · 1 casemate de Bourges désarmée sans munition · 3 coffres de contrescarpe et 1 caponnière renforcée armés de 6 canons révolver et 6 canons de 12 culasse avec leurs munitions. |
Armement de la batterie fin 1917 · 1 tourelle de 75R 05 armée et équipée de 4000 obus · 2 tourelles de mitrailleuses armées et équipées de 736800 cartouches · 1 casemates de Bourges armée de 2 pièces de 75 de casemate ayant une réserve en munitions de 2000 coups/pièce. · 3 coffres de contrescarpe et 1 caponnière renforcée armés de 6 canons révolver et 6 canons de 12 culasse avec leurs munitions. On y installe 12 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une pièce défectueuse de flanquement · 14 mitrailleuses et 28 fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée |
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Effectif maximum en 1917 · Artillerie: 158 hommes · Infanterie: 1 compagnie · Génie: 24 hommes |
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Effectif prévu de la répartition de la garnison de guerre dans le fort en 1914 d’après l’instruction du 30 juillet 1909
· Infanterie : 2 officiers et 125 soldats du 170ème RI et 4 officiers et 250 hommes du 43ème Régiment territorial · Artillerie : 1 officier et 131 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied · Génie et services divers : 11 hommes du 11ème Régiment du Génie et 2 télégraphistes Soit un effectif de 7 officiers et 519 hommes. |
Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure
· Infanterie : 1 officier et 114 soldats du 170ème RI et 1 officier et 124 hommes du 43ème Régiment territorial · Artillerie : 1 officier et 119 soldats du 8ème régiment d’artillerie à pied dont 1 gardien de batterie · Génie et services divers : 3 télégraphistes Soit un effectif de 364 hommes |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernement en maçonnerie Capacité du magasin à poudre Capacité du magasin aux cartouches |
· 304 places assises et 325 places couchées · 306 places couchées · 50 tonnes de poudre noire à la construction du fort · Plusieurs magasins à l’épreuve |
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· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant et un fourneau Choumara · 1 four de 200 rations · 2 puits alimentant 4 citernes d’une capacité de 247 m3 · 1 pont à bascule en dessous |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le fort de Razimont et le central civil et militaire de la place grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse · Electrique et lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, électrique et lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés |