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Le fort de Comboire est le dernier fort construit à Grenoble, il est bâti à 510 mètres d’altitude au sud-ouest de la place. Il surveille le cours du Drac et les intervalles entre cette rivière et le massif du Vercors. Il peut aussi soutenir le fort de Montavie. L’ouvrage est dominé par les hauts plateaux du Peuil, de Saint Ange et de Saint-Nizier. Ce dernier n’est pas défendu, ce qui présente une lacune du coté ouest de la place. L’armement du fort est complété en même temps que la construction du fort par deux batteries d’artillerie annexes basses N°1 et N°1bis. |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie |
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Projet de modernisation
· 1897 Projet de construction d’un magasin de secteur près de l’entrée qui sera relié au fort par une galerie. · 1913 Construction de la batterie d’artillerie N°2 à la mobilisation d’après un projet approuvé par le ministre en 1913. · 1910 Installation de 500 mètres de voie de 60 entre les batteries extérieures et le fort. Le transport du matériel sera assuré par 4 wagonnets. A défaut, le matériel devrait être réquisitionné chez les entrepreneurs de la ville à la mobilisation.
Modernisations
· 1914 D’après le projet de 1910, il semblerait que de la voie de 60 ai été posée au fort comme on peut le voir près des magasins de l’artillerie |
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Armement du fort et cuirassements installés entre 1884 et 1913 |
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La caponnière double. Cliché VAUBOURG Julie |
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Aujourd’hui, le fort est géré par une association de restauration qui l’ouvre aux visites. Plus de renseignements pour les visites http://www.fortdecomboire.fr/ |
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L’armement du fort à la veille de la Grande guerre
Pièces de rempart du fort 2 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce. 2 mortiers lisses de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce. 2 mortiers lisses de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce. 2 sections de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1900 approvisionnées de 43008 cartouches.
Cuirassements et casemates Aucun
Défense des fossés 3 caponnières simples armées chacune d’ 1 canon révolver approvisionnés à 1800 coups. 1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce 1 canon révolver en réserve.
Total 16 pièces d’artillerie
Les différents éléments extérieurs dans le secteur du fort en 1914
Les batteries N°1 et 1bis annexes basses à hauts reliefs sont armées de 4 pièces de 155 L sur affût SP approvisionnées à 600 coups/pièce pour les deux batteries. La direction de tir de la batterie N°1 est Poitier-Montchaboud et la batterie N°1 bis tir vers la Tour de Champ.
La batterie N°2 est armée de 4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation afin de sortir les pièces de gros calibre du fort, en attendant l’armement est placé en réserve au fort.
La batterie B des Engenières est une batterie en terre armée de 4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnées à 600 coups/pièce. Sa direction de tir est le clocher de Vorep.
La batterie C des Engenières est une batterie en terre armée de 4 canons de 95 sur affût SP approvisionnées à 500 coups/pièce. Sa direction de tir est l’Aiguille de Quaix.
Aucun Abris de combat et abris cavernes Aucun Aucun Aucun Communication liaison optique extérieure Le poste optique des Moucherottes est placée à 3200 mètres au nord-ouest du fort de Comboire sur le massif du même nom. Ce poste qui possédait à la mobilisation un effectif de 1 sous-officier, 1 caporal et 9 sapeurs permettait de communiquer en 1914 avec: · Le fort du Mont-Verdun de la place forte de Lyon à 100 km grâce à un appareil à lentilles d’un calibre 60 cm qui fonctionnait à la lumière oxyacétylénique. · La batterie de Colbas de la place forte de Saint-Vincent les forts à 102 km grâce à un appareil à lentilles d’un calibre 60 cm qui fonctionnait à la lumière oxyacétylénique. · Le fort de Montgilbert de la place forte de Chamousset à 63 km grâce à un appareil à lentille d’un calibre 50 cm qui fonctionnait à la lumière acétylénique. · Le fort Rabot à 9 km grâce à un appareil à lentilles d’un calibre 14 cm qui doit être placé dans le poste à la mobilisation. Cet appareil est stocké en temps de paix à Grenoble au magasin du Génie au pavillon Sainte-Cécile. |
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En 1914, le fort de Comboire est un ouvrage de deuxième ligne non modernisé en maçonnerie. Son armement principal est placé à l’air libre. |
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Equipement du fort en 1914 |
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Le magasin à poudre modèle 1874. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le dessus du casernement et ses traverses abri. Cliché VAUBOURG Julie |
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Etat du fort pendant la première guerre mondiale
Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces sur le front. En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi. Entre 1916 et 1918, le fort désarmé sert de base arrière. |
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La galerie d’accès à la caponnière double derrière les casernements. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le fossé de tête au niveau de la caponnière double. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’escalier de liaison entre les deux niveaux du casernement derrière la tisanerie. Cliché VAUBOURG Cédric |






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L’entrée depuis la caponnière simple de gorge. Cliché VAUBOURG Julie |
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Détail de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Vue sur l’entrée depuis la cour. Cliché VAUBOURG Julie |
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Détail de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie |
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Le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’entrée et le fossé de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Détail de la façade du casernement. Cliché VAUBOURG Julie |


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Le casernement. Cliché VAUBOURG Julie |


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Détail de l’architecture du fort. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La cantine de l’infirmerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le mess et la cuisine officiers. Cliché VAUBOURG Julie |
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L’arrière de l’infirmerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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La tisanerie. Cliché VAUBOURG Cédric |

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Une chambrée troupe à l’étage du casernement. Cliché VAUBOURG Julie |

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Les traces de la voie de 60 derrière les magasins de l’artillerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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La galerie au rez-de-chaussée derrière la cuisine troupe. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une écurie aménagée vers 1980 dans un des magasins de l’artillerie. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les traces de la voie de 60 derrière les magasins de l’artillerie. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une galerie au RDC des casernements. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le fort de Comboire ou fort du Monteynard - le secteur de Comboire et le poste optique des Moucherottes |
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Vue aérienne du fort de Comboire en 1925. Collection IGN Geoportail |

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Dates de construction Coût des travaux en 1884
Effectif |
· 1882 - 1884 · Environ 1 200 000 Fr or
· 358 hommes |
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1884 |
1890 |
1913 |
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Pièces de rempart du fort |
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Cuirassements et casemates |
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Défense des fossés |
Pas de pièce de flanquement Les fossés sont défendus aux fusils |
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Batteries d’artillerie annexe basse N°1 et 1 bis
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Nb de pièces |
14 |
14 |
20 |
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Capacité du casernement à l’épreuve Capacité des casernements en maçonnerie Capacité des deux magasins à poudre
Capacité du magasin aux cartouches |
· Aucun · 308 places couchées · Environ 140 tonnes de poudre noire à la construction du fort · 1 magasin d’une capacité inconnue |
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· 1 cuisinière type François Vaillant · 1 four de 300 rations et 1 four portatif modèle Lespinasse de 180 rations installé à la mobilisation · Pas de puits mais l’eau est récupérée dans une citerne de 510 m3 · 1 pont à bascule en dessous |
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Communication liaison optique Communication télégraphe électrique
Chauffage des locaux Eclairage en 1914 |
· Aucune · Avec le bureau central de la place à l’école de l’artillerie grâce à un appareil Morse et un microphone système Ader. · 9 poêles de différents modèles · Eclairage de l’intérieur du fort grâce à 14 chandeliers en cuivre, 22 chandeliers en fer blanc, 24 lampes de 10 lignes et 12 lampes portatives. Il n’y a pas d’éclairage pour les fossés. |
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Garnison normale prévue au fort en 1914
· Infanterie : 1 compagnie du 105 RI Territorial de Grenoble · Artillerie : 1/4 de la 6ème batterie du 11ème régiment d’artillerie à pied et 1/4 de la 15ème batterie du Groupe Territorial du 11ème Régiment d’artillerie à Pied · Auxiliaires des places fortes : 100 hommes · Génie : 1/2 section de la 1ère compagnie du 14ème Bataillon Territorial · Télégraphie : 2 sapeurs télégraphistes · COA : 5 hommes · Service médicaux : 1 infirmier |
Garnison normale prévue au Volant et pour le deuxième secteur en 1914 en dehors des fortifications
· Infanterie : 1 compagnie du 105 RI Territorial de Grenoble au Volant ( Saint-Nizier) et 2 compagnies du 105 RI Territorial de Grenoble pour le secteur. · Artillerie : 1/4 de la 15ème batterie du 11ème régiment d’artillerie à pied au Volant · Auxiliaires des places fortes : 50 hommes au volant · Génie : Aucun · Télégraphie : 2 sapeurs télégraphistes au centre du secteur · COA : 5 hommes au centre du secteur · Service médicaux : 1 infirmier au Volant |